Samedi 2 janvier 2010
6
02
/01
/2010
10:27
Observons que par peur de se faire étiqueter de réactionnaire ou de raciste par la nouvelle gentry nihiliste de l' "anti-identité
obligatoire" qui range désormais l'Islam dans le giron des Lumières, ou alors par manque simplement de clairvoyance communicationnelle, certaines instances juives tendent de plus en plus le bâton
pour les battre.
Ainsi, concernant la propagande anti-israélienne, on ne voit nulle part les contre-feux dénonçant son exigence principale toujours voilée derrière celle demandant la moitié de Jérusalem, à savoir
l'exigence des fameux "réfugiés" devenus au fil de l'eau 4 millions 500 000 pour l'OLP, 7 millions pour le Hamas et qui exigent de revenir en Israël même et non pas et en aucun cas dans le futur
Etat dit palestinien.
Qui en parle ? Personne et certainement pas les responsables israéliens lorsqu'ils sont interviewés sur le gel actuel des négociations. Or, ce serait bien sûr cet argument là, ce seul argument
même, qu'il faut sans cesse asséner à chaque interview dans chaque article, tribune, afin que le visage d'ange des dirigeants palestiniens et de leurs affidés occidentaux se fendent enfin du rictus
nerveux de la bête. Car, enfin, et Bill Clinton l'a bien rappelé dans ses mémoires, ce fut, là, la pierre d'achoppement elle-même du second round des Accords d'Oslo. Le problème des constructions
immobilières est en réalité secondaire sauf à Jérusalem pour les palestiniens car ils veulent à tout prix imposer, rappeler
leur présence de colonisateur victorieux sur le royaume juif ancestral alors que ce temps est désormais révolu. En relativisant cette exigence et en rappelant celle qu'ils cachent en réalité mais
mettent sur la table toujours en dernier lieu, celle des réfugiés, il serait alors possible de les contrer.
Mais, au lieu de s'adonner à cette tâche, cruciale, une organisation comme l'Union des patrons juifs de France préfère non seulement organiser des rencontres artificielles avec des ennemis notoires
d'Israël (comme Caroline Fourest), mais congédier sur le champ leur propre webmaster, et ce séance
tenante le doigt sur la couture du pantalon, le sieur Menahem Mecina, parce qu'il aura inséré sur le site de l'UPJF un dessin humoristique (réponse à un dessin palestinien) qui n'a pas plu aux pitbulls de Marianne
2 qui recherchent incessamment, tels les monstres du Seigneur des anneaux, ceux aussi de l'Empereur dans la guerre des Etoiles, ou dans Matrix, toutes celles
et tous ceux qui veulent vivre tranquillement sans être obligé de changer leurs moeurs pour faire plaisir à des gens qui veulent eux surtout ne rien changer, bien au contraire. Les pitbulls courent
vite, ils ont des amis, (les ennemis de mes ennemis...) et forcent ainsi tout le monde à entrer dans ces sables mouvants mais pas émouvants du tout en hurlant le mot d'ordre suivant :
je vous somme de les accueillir au nom de nos principes et je vous somme de ne pas les obliger à changer au nom de leurs principes.
Le dessin en question voulait souligner ce paradoxe, ce qui n'a rien de raciste d'autant qu'il s'agit de se moquer d'une religion, l'islam, qui, à la différence de la religion juive ou chrétienne,
revendique d'être une religion politique c'est-à-dire totale et donc également expansionniste ; du moins lorsqu'elle n'est pas occidentalisée c'est-à-dire lorsqu'elle ne se présente plus du tout
gentiment avec tout ce qu'il faut de farine sur les pattes quand il s'agit de tirer la sonnette, mais plutôt à la façon de ce somalien armé d'une hache qui fut récemment téléporté dans
l'appartement du dessinateur danois auteur du dessin de Mahomet avec une bombe sur la tête et qui est somme toute la représentation classique du djihadiste historique revenu au goût du jour,
devenant même une chance pour certains luttant contre le capitalisme globalisé.
Mais observons ce dessin incriminé :

Certains martiens (car il n'est pas possible de généraliser ici en considérant que ces martiens parlent au nom de tous les martiens on le voit d'ailleurs, ils ne sont pas nombreux) réagissent au
fond comme certains saoudiens, iraniens, somaliens, soudanais, algériens, syriens, égyptiens, yéménites, pakistanais, qui ne veulent pas de chrétiens et de juifs sur leur sol (ni de joueurs de
volley ball). Les pitbulls de Marianne 2 ont-ils été manifester devant les ambassades de ces pays pour exiger d'eux que les traditions chrétiennes et juives soient pleinement respectées dans
ces pays ? Bien sûr que non ! car au nom d'une conception anthropocentrique de l'universel les pitbulls exigeront que l'on accepte ce que les mêmes refusent lorsqu'ils sont chez eux.
Mais pourquoi veulent-ils partir puisque l'islam a apporté la civilisation à une Europe barbare ? Venir chez nous, nous les martiens désormais ? Il n'est pas besoin d'y voir un complot dans
leur venue, seulement d'y repérer que l'islam comme système politique (il est la base -qui se dit al keida- du droit dans ces pays) ne fonctionne pas pour le bien du plus
grand nombre mais seulement d'une ploutocratie ; et comme également il fonctionne de façon centralisé et sans aucun contre pouvoir il suscite, comme tout autre régime politique inséré dans de
telles conditions, corruption et tyrannie ; ce qui incite ses ouailles de voter avec leurs pieds.
Ainsi, c'est en refusant de critiquer l'islam dans sa réalité politique, et ce en ces pays mêmes, que les idiots utiles participent-ils en réalité à l'asservissement de millions de musulmans
qui se savent aussi des êtres humains et donc veulent partir. Sauf que, arrivés sur place, au lieu de les voir en être humain, les pitbulls vont les mordiller aux mollets pour qu'ils rejoignent
les "musulmans" considérés par eux comme une race à part : ainsi un nord africain est obligatoirement un musulman et même un arabe, ce qui est complètement faux, mais nos pitbulls récitent sans
le savoir la leçon de ceux qui refusaient naguère l'assimilation en considérant que les indigènes ne pouvaient être comme eux et donc réagiraient en communauté si on leur donnerait le même
droit de vote ; aujourd'hui on exigera qu'ils refusent l'intégration afin qu'ils restent "eux-mêmes" et on regardera avec suspicion toutes celles et ceux qui refusent l'étiquetage arabe
musulman, on les traitera même d'islamophobes car il faut qu'il reste dans leur identité, et ceci est avancé, comble de l'absurde par ceux-là même qui la refusent voire la vomissent
puisqu'ils se veulent sans aucune patrie que leur propre volonté d'appartenance à cette race des seigneurs dont parlait Maurice Blanchot (le maître de Michel Foucault, Deleuze, Derrida...)
celle des révolutionnaires professionnels excités de pouvoir un jour conquérir sans coup férir une France affaissée.
On le voit donc, les responsables de l'UPJF restent à mille coudées en dessous des enjeux. Alors qu'il s'agit d'être à hauteur de jeu puisque l'épreuve arrive, elle est déjà
là.
Par Lucien S.A Oulahbib
-
Publié dans : Alliance des civilisations
-
3
-
Recommander
Derniers Commentaires